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Les fontaines du canton

Fontaine Houn de Bach

À la fin du XVIe siècle, la guerre, la famine et les terribles épidémies de peste entraînèrent un retour en force de la sorcellerie et parmi d’autres croyances un renouveau du culte aux sources. Cette datation a été confirmée par l’identification de monnaies recueillies dans le bassin des sources de Maubourguet. (cf archives du XIXe siècle de Maubourguet).

Il existe deux fontaines à Maubourguet situées sur les bas-côtés de l’un des principaux chemins de Saint Jacques de Compostelle appelé Cami Roumiou (vieille route de Lembeye).

L’une au sud, abritée par une petite construction, possède un tronc à offrandes. L’autre au nord, consiste en un bassin taillé dans l’argile du talus longeant le chemin. Ces deux fontaines, selon certains documents municipaux datant de juin 1823, connurent des réparations et des reconstructions pour leur mise en valeur. L’une des deux dont l’eau était claire et limpide, avait la vertu de guérir les maux des yeux, de la tête, et de l’estomac. L’autre, qui est  plus marneuse, guérit les plaies et les maux de toutes sortes.

Ces deux sources, redécouvertes en 1970 au cours d’une prospection archéologique, sont connues sous le nom de « Hounts de Mous dé Basch » (fontaines d’en bas). Elles sont aujourd’hui réhabilitées par leur histoire.

La fontaine de Larreule

Située en bordure de la route allant vers Monségur (64), la fontaine des « Escoubous », dite de Saint Esselin, serait très réputée pour guérir les maladies des yeux. La fouille du bassin a permis de trouver des pièces de monnaies du début du XXe siècle, de la fin du XIXe, et une seule de Louis XVI plus quelques maigres découvertes qui confirment que le culte y était pratiqué.

Selon la légende, Saint Esselin, évêque de Sutri (Italie), au retour d’un pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle fit jaillir la source et mourut peu après.